Il y a des films que l’on lance presque à contrecœur. Pas parce qu’ils ont mauvaise réputation, mais parce qu’ils semblent cocher toutes les cases de ce que l’on croit ne plus aimer. C’est exactement ce qui m’est arrivé avec Set It Up.

Sur le papier, tout me freinait. Une comédie romantique Netflix, des assistants exploités par leurs patrons tyranniques, une romance qui s’annonce prévisible, et cette impression de déjà-vu que le genre traîne parfois comme un boulet. Je m’attendais à un film sympathique au mieux, oubliable au pire. Un de ceux que l’on regarde en faisant autre chose, sans vraiment s’impliquer.

Et puis le film a commencé.

Assez vite, quelque chose a fonctionné. Peut-être parce que Set It Up ne cherche pas à se faire passer pour ce qu’il n’est pas. Il assume totalement ses codes : les plans new-yorkais, les dialogues rapides, les situations un peu absurdes. Mais il y a surtout une énergie sincère qui se dégage de l’ensemble. Le rythme est fluide, les échanges sont naturels, et l’humour ne repose pas uniquement sur des gags appuyés.

Ce qui m’a surprise, c’est la manière dont la relation entre les deux personnages principaux se construit. Elle n’arrive pas brutalement, ni comme une évidence artificielle. Elle prend le temps de s’installer, à travers des discussions, des petites complicités, des moments presque anodins. On sent une vraie alchimie, quelque chose de simple mais crédible. Et dans une romcom, c’est souvent ce qui fait toute la différence.

Le film parle aussi, sans en avoir l’air, de cette période floue du début de la vie adulte. Celle où l’on travaille trop, où l’on doute de ses choix, où l’on se demande si l’on est vraiment à la bonne place. Cette dimension-là m’a accrochée plus que prévu. Elle donne une épaisseur supplémentaire à l’histoire d’amour, qui ne se résume pas à une attraction romantique, mais à un moment de vie partagé.

Alors oui, Set It Up reste une comédie romantique classique. Il ne révolutionne rien, et son dénouement est largement anticipable. Mais ce n’est pas un défaut. Au contraire, le film rappelle que les romcoms fonctionnent aussi parce qu’on aime savoir où l’on va, tant que le chemin est agréable. Et ici, il l’est.

À la fin, je me suis surprise à sourire. Pas ce sourire forcé de politesse devant un film “pas désagréable”, mais celui qui reste quelques minutes après le générique. Celui qui donne envie de recommander le film, ou même de le revoir un jour sans trop savoir pourquoi.

Comme quoi, parfois, les films que l’on pense ne pas aimer sont justement ceux qui nous rappellent pourquoi on aime encore les comédies romantiques.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *